• Vira HENG

À la rentrée, accueillir l'imprévu et redonner de l'élan à sa vie

Mis à jour : 2 sept. 2019

“L'imprévu n'est pas l'impossible : c'est une carte qui est toujours dans le jeu.” Comte de Belvèze


Quand sonne l’heure de la rentrée, c’est souvent une vague de sentiments contradictoires qui nous envahit… C’est comme une machine à remonter dans le temps qui crée invariablement une nostalgie de l’enfance, de l’adolescence, de ces souvenirs ancrés dans ce passé à la fois chéri et à la fois maudit. Pour certains, ce sera le souvenir du premier jour de rentrée à l’école primaire ou au collège, pour d’autres, ce sera le premier jour dans un nouveau job…


Quand j’étais enfant, à chaque rentrée scolaire, je crois qu’il y avait ce souhait ardent de faire partie d’un groupe, de retrouver ses amis, de croiser les doigts, et même les orteils pour espérer se retrouver dans la classe de sa meilleure amie ou de celui dont on était secrètement amoureuse. Il y avait aussi cette excitation des moments de découverte, de se retrouver tous alignés dans la cour de l'école en attendant d’être appelés, la fierté de se sentir appartenir à un groupe, d’entendre son nom, le plaisir de reconnaître des noms familiers et l’interrogation face aux autres noms totalement étrangers. Enfiler sa plus belle tenue, choisie soigneusement la veille, après mille hésitations, en misant tout sur le pull flamant rose, la jupe écossaise, les ballerines à paillettes, le chouchou en liberty (parce que l’épais serre-tête en velours n’était pas vraiment la pièce maîtresse de notre dressing de l’époque, quoique…). Oui c’était une autre époque, plus innocente et sage qu’aujourd’hui sans doute, l'insouciance de l'enfance…


Mais ce qui était récurrent déjà, c’était ce tiraillement entre la peur et l'envie. La peur de ne pas avancer en terrain connu, d’appréhender de ne pas être aimé, de ne pas être reconnu, de ne pas être vu, sans pour autant avoir des ambitions de rock-star... Mais l'envie était toujours là de rencontrer de nouveaux camarades, de nouveaux professeurs… Aller vers les autres et vers l’inconnu avec le cœur rempli d’espoir, voguer vers l’idée que tout est toujours possible. Et c'est peut-être cela que nous perdons en devenant adulte, ce regard émerveillé que l'on porte sur la vie, parce que l'on a connu des déceptions, fait de mauvaises rencontres, que l'on se sent dépassé par un travail qui nous en demande toujours plus et que c'est parfois la boule au ventre que nous allons maintenant au travail et que nous appréhendons la rentrée, en oubliant l'envie qui, jadis, nous animait.

C'est vrai, nous avons tous redouté un jour l’inconnu, l’imprévu, devant un recruteur, devant un jury d’examen, devant un nouveau chef à la réputation tyrannique, lors d'un premier rendez-vous amoureux, après une rupture… C’est humain, mais pas irrémédiable. Parce que chaque pas vers l’inconnu est un pas vers un nouveau possible, vers un avenir plus radieux, l'occasion de se dire que ce n'est plus tenable et que c'est le moment de changer quelque chose, comme refuser l'emprise de ce chef nuisible, choisir de quitter ce poste et d'aller vers un nouvel ailleurs avec de nouveaux collègues avec qui l'on se sentira plus en phase.

Et en cette journée de rentrée scolaire, souvenons-nous de tout ce chemin parcouru, de toutes ces belles rencontres faites au fil des années : à l’école, au collège, au lycée, à la fac, lors de notre premier job, du suivant... Et si c’était à refaire ? Nous le referions, bien souvent, malgré les échecs et appréhensions vécus tout au long du parcours.

La rentrée est pour nombre d’entre nous une occasion de remettre les compteurs à zéro, et le coaching peut aider à repartir du bon pied, à reconstruire, à redonner du sens à ce que l’on fait, à penser à soi, à mettre en action une réflexion sur une reconversion professionnelle, à redonner de l’élan à sa vie, à sortir de la logique dans laquelle on se perd depuis quelques temps et qui ne nous convient plus… C’est aussi le meilleur moment pour se confronter à l’inconnu, à l’imprévu, affronter ses peurs, oser prendre des risques, se lancer dans un projet un peu fou, renaître… Ce que nous ne connaissons pas encore est une chance d’amener un peu plus de lumière, de chaleur, de passion, d’intensité, d’amitié dans nos vies. Accueillir l’imprévu, l’envisager avec bonheur, avec espoir et le transformer en la plus jolie des opportunités, et si c'était cela le challenge de cette rentrée ?

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